Aspirer à être un grand bodhisattva

japon (180)

Le souhait de voir la réalité

Animatrice de branche, entourée de nombreux compagnons, j’ai vraiment le souhait de jouer mon rôle de bodhisattva. Cependant, je me plains souvent de n’avoir pas de réponse du monde spirituel à mes questions. Récemment, j’ai demandé ce que j ‘avais besoin de voir pour me transformer et progresser. Ce qui est arrivé dans ma réalité c’est quelque chose de difficile qui m’a beaucoup chamboulée et qui me laisse entrevoir qu’il faut que je lâche tout ce qui fait ma sécurité, tout ce que j’ai construit pour être dans un petit coin tranquille.

Une étape importante…

J’ai entrevu alors la prochaine étape de mon évolution. Tu es animatrice de branche, me suis-je dit, tu souhaites vraiment que le Reiyukai se développe mais tu es encore très attachée à ton univers et tu manques de docilité par rapport au monde spirituel. Même si j’aspire beaucoup à me connecter à ce monde, je réagis très souvent aux évènements de ma vie en refusant ce qui ne me plaît pas. Je veux choisir le programme. Or ce n’est pas moi qui choisis le programme : il m’est envoyé parce que j’ai cette détermination à œuvrer pour la transmission de l’Enseignement et que j’ai ce rôle. Ce qui m’est proposé, c’est ce que je dois vivre pour dépasser mes limites et devenir un vrai bodhisattva.

vers la libération !

Je me sens encore une apprentie bodhisattva : un vrai bodhisattva est docile et droit et doux de cœur. Il avance avec ce qui lui est proposé par sa pratique sans rester attaché à ses idées et à ses idéaux de la vie, comme mes compagnons et moi-même le faisons trop souvent. Je touche du doigt les conceptions qui me conditionnent, celles dont j’ai hérité, celles que j’ai échafaudées dans des vies antérieures peut-être, dans cette vie également. Je ressens que ma pratique maintenant c’est de devenir docile à ce qui m’est envoyé. Ce matin, en lisant le Soutra de Maitreya, la phrase « Ils s’empresseront d’entrer dans la voie de la libération » m’a frappée. Nous sommes candidats à la libération et moi, je ne veux plus faire semblant de me libérer. Je veux vraiment me libérer. Peut-être devrais-je pour cela traverser des choses difficiles. Peut-être pas. En tout cas je dois accepter ce qui me sera présenté avec courage et intrépidité.

Devenir une aînée de cordée !

Je vous encourage aussi à ne pas rester attachés, prisonniers de vos peurs, à ce que vous connaissez. Devenir un grand bodhisattva, tels ceux du Soutra du Lotus, créer le Reiyukai en France, cela nous demande d’être à l’écoute du monde spirituel. C’est la pratique qu’expérimente mon aînée et que je me sens souvent incapable d’accomplir moi-même. L’image qui m’apparaît est que les aîné(e) de pratique sont les premiers de cordée : ils ouvrent la voie au sens propre et au sens figuré. Moi, j’aimerais bien grimper l’Himalaya mais en hélicoptère sans trop de souffrance ! L’aîné de cordée doit rechercher les passages appropriés et moi je trouve que ma recherche, en tant qu’aînée, n’est pas assez profonde et je m’en excuse auprès de mes compagnons. Mais aujourd’hui, je décide devant vous et devant le monde spirituel de mettre ce chantier en route.

Claudette

 

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